Nous devons résoudre le paradoxe entre d’une part l’augmentation des inégalités et d’autre part une forte et florissante économie genevoise comme en témoigne les chiffres de la croissance économique, des salaires réels et des rentrées fiscales qui augmentent année après année. Les entreprises sises en Ville de Genève sont les principales contributrices de cette croissance. L'attractivité de Genève n'est plus à démontrer et les facteurs de succès sont bien connus. Pourtant, ce succès économique tend à masquer les difficultés auxquelles les habitantes et les habitants font face au quotidien. Regardons la réalité en face : la croissance ne profite pas à toutes et tous et la capacité redistributive de nos institutions demeure insuffisante pour réduire les inégalités.

Si l'Etat a sa part de responsabilité dans la mise en œuvre des politiques publiques économiques et sociales, la Ville de Genève, avec près de la moitié des habitant.e.s du canton et plus de la moitié des entreprises sur son territoire, se doit de contribuer aux objectifs communs qui animent la collectivité. 

 

Cohésion sociale

Il nous appartient de mettre en place une véritable politique de (ré)insertion sociale basée sur le logement d’abord, parallèlement aux mesures d’urgence afin de pouvoir réaliser un travail de réhabilitation des personnes concernées. Il nous appartient de lutter contre la sous-enchère salariale et de soutenir une économie durable et locale. De définir de nouvelles pistes d’actions pour favoriser l’accès à l’apprentissage, de soutenir des projets de mentorat destinés aux jeunes les plus défavorisés, d’accroître l’employabilité des plus de 50 ans, de repenser la notion de travail au regard de la transition numérique et écologique.

 

Egalité

 

Il nous appartient de lutter contre toutes les formes de discriminations qu’elles soient liées au genre, au sexe, à l’origine, à la religion, au statut économique, aux aptitudes ou à l’orientation sexuelle. De poursuivre un travail pour davantage d’égalité entre hommes et femmes et pour une politique sociale de la famille, notamment en développant des places de crèches, en légitimant les pères dans leur rôle, en renforçant l’offre du parascolaire et des structures d’aide à la parentalité.

Culture

Il nous appartient de mettre en place une véritable politique culturelle en concertation avec les autres communes et le canton, de développer les synergies nécessaires pour soutenir la création artistique, les institutions et le patrimoine. De soutenir la médiation culturelle pour permettre à tous les enfants et leur famille d’avoir accès au sport et à la culture, trait d’union garant de nos démocraties.

Confiance

 

Pour ce faire, il est nécessaire et urgent de restaurer les liens de confiance tant au sein des administrations que de la population. La transparence, l’exemplarité, la concertation et l’intégrité sont des valeurs essentielles pour mener à bien l’action politique dans l’intérêt général. Aucune réforme n’est possible si les institutions cherchent d’abord à se protéger plutôt qu’elles ne protègent les citoyennes et citoyens. En ce sens, les élu.e.s politiques doivent se reconnecter avec la réalité de la classe moyenne, dont les charges augmentent et les salaires stagnent. Les salaires et les frais des Conseillers.ères administratif.ives doivent être proportionnés et le système des rentes doit être aboli.

 

Il en va de même pour le fonctionnement d’un parti. Il s’avère vivant et efficace lorsqu’il sait garder une forme de démocratie authentique où le débat sur des idées est possible, où la majeure partie de ses membres participent aux prises de position, où chacune et chacun trouve sa place.

 

La participation est fondamentale à mes yeux. Ainsi, je souhaiterais développer une plateforme pour que chaque habitante, chaque habitant puisse suggérer des idées, des projets de quartier.

UNE VILLE VIVANTE